GLOSSAIRE

AJAX, pour Asynchronous Javascript And XML : technologie de dialogue, porté par HTTP, entre un navigateur et un serveur web autorisant de changer une partie d'une page déjà affichée sans avoir à recharger toute la page. Le navigateur envoie une requête au serveur pour ne mettre à jour que l'élément pointé par l'usager sur la page affichée par son navigateur ; exemple : vous tapez les premières lettres de votre commune et la liste de toutes les communes commençant par ces lettres s'affiche dans un mini menu... et vous n'avez plus qu'à sélectionner, ce qui évite de nombreuses erreurs de saisie (eh oui, l'erreur ne peut être qu'humaine) et donc des charges inutiles des réseaux et des serveurs (processeurs). également, une partie d'une application, écrite en JavaScript, peut être temporairement téléchargée dans le navigateur comme par exemple la mise en forme de texte de saisie d'un e-mail.

ARCEP : autorité de régulation des télécom, censée être indépendante des (grands) opérateurs et donc impartiale.

CAPEX : Capital Expenditure : dépenses d'investissement (voir OPEX).

" Carrier grade " = qualité opérateur : qualificatif donné à des équipements conçus pour être très fiables ; a minima : duplication des alimentations, des ventilateurs, de la logique de commande ; en option : une carte coupleur de ligne (avec switch ad hoc automatique) peut en dépanner N à la volée (mode N+1). Rappel : le fameux " five nines " ou 99,999% de disponibilité correspond à une indisponibilité moyennée de 3mn par an (norme pour les commutateurs téléphoniques à l'ancienne).

CUMA : Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole : structure tout à fait à même de louer des appareillages de pose de câbles à fibres optiques en pleine terre ou non, attelés à des tracteurs conventionnels, et d'outils (tarières de fonçage de petit diamètre) permettant de passer facilement sous des chaussées goudronnées (jusqu'au gabarit d'une route départementale à deux voies).

DICT : Déclaration d'intention de commencement de travaux (droit français)

DSL et DSLAM : Ligne d'abonné numérique (" A " pour a-symétrique, " S " pour symétrique). Le DSLAM est l'équipement électronique, situé au NRA, qui héberge autant de modem qu'il y a d'abonnés (A)DSL raccordés et qui multiplexe tous les flux de données correspondant sur une ou plusieurs fibres optiques vers le réseau dorsal.

DSP : Délégation de Service Public

DWDM : multiplexage dense en longueurs d'onde. Assez couramment 45 sur une même fibre, mais le coût d'achat (lasers !) est en conséquence ; encore actuellement en laboratoire : 80 puis 160 porteuses par fibre. Avec bientôt 100 Gbit/s par porteuse.

E1 : appellation familière qualifiant un multiplex de 32 voies à 64 kbit/s chacune, soit 2048 kbit/s. La vraie norme est " G.704 à 2048 kbit/s ". Naissance en 1975, pour transporter 30 canaux de parole, laquelle est codée toutes les 125µs (8 kHz) sur 8 bit (norme G.711). Devenu depuis une ressource " à tout faire ", bref la granularité de base des télécommunicants.

FAI : Fournisseur d'Accès Internet : ces opérateurs proposent en général des applications " autour " de cet accès, somme toute basique et sans utilité pris au sens strict : boîtes mail, navigateur web " propriétaire " (à éviter !), hébergement de pages web, échange de gros fichiers, téléphonie sur IP.

FH : Faisceau Hertzien : liaison point à point hertzienne, émulant un câble ; matérialisé par la présence d'une antenne parabolique ou plane à chaque extrémité. La visibilité doit être directe et bien au dessus du sol et aucun obstacle n'est tolérable sur le chemin. Les progrès technologiques aidant, on trouve des faisceaux à 300 Mbit/s à coût très vite amorti. Le gros intérêts des FH, hors génie civil allégé, est qu'ils sont réutilisables en maints endroits d'un même territoire, malgré l'usage d'une même fréquence de travail.

FTTH - FTTB - FTTC : Fiber to the Home - Building/Basement - Curb : la fibre jusqu'au foyer - jusqu'à l'immeuble - jusqu'au coin de la rue.

GPON (voir PON) : Gigabit Passive Optical Network, technique permettant d'offrir 2,5 Gbit/s à 64 abonnés sur une seule fibre, sous réserve qu'ils soient à moins de 4km (environ) ou à 16 abonnés jusqu'à 10 ou 15km (environ). Avantage : beaucoup moins de " filasse " à gérer et il est par conséquent plus facile de trouver des fourreaux libres (en ville surtout). Nécessite un équipement, l'OLT, en central (au NRO) et un modem optique/Giga-Ethernet chez l'usager, l'ONU. Autre avantage : une offre concurrentielle service par service est possible en jouant avec les VLAN_id (un par opérateur de service). Inconvénient : un SLA drastique doit être appliqué pour cette offre d'accès aux opérateurs de services.

NRA : Nœud de Raccordement d'Abonnés : bâtiment abritant l'arrivée des paires de cuivre d'abonnés téléphoniques analogiques ; ces arrivées sont matérialisées par ce que l'on appelle le " répartiteur général " et les bancs de modem ADSL s'y trouvent (équipement DSLAM). Pour des raisons historiques, ce bâtiment appartient et est géré par l'opérateur téléphonique historique local. A moins que la propriété et la gestion aient été à transférées à des entités publiques censées être indépendantes.

NRA-ZO : NRA " Zone d'Ombre " : solution d'attente proposée par France-Telecom consistant à rapprocher des NRA des abonnés, moyennant la pose d'équipements électroniques (DSLAM) à côté des armoires de sous-répartition " dans la nature ", ce qui rend éligible à " un " haut débit certaines des paires de cuivre d'abonné situées en aval. Une solution non pérenne car les paires de cuivre (louées 9€/mois à FT) commencent à mal vieillir et le débit (ADSL) reste limité à 15 Mbit/s... un débit qui sera très lent à partir de 2015. Une fausse bonne idée (voir VDSL) ?

NRO : Nœud de Raccordement Optique : bâtiment abritant l'arrivée des fibres d'abonnés ET où se trouvent les premiers équipements actifs opto-électroniques. Du fait de la portée deux à trois fois plus importante sans répéteur que celle de la paire de cuivre, le NRO a toutes chances d'être différent du NRA (voir NRA) ; c'est même conseillé pour conserver un bon niveau de flexibilité vis à vis de l'opérateur historique.

OLT et ONU : voir GPON

OPEX : Operational Expenditure : dépenses d'exploitation (voir CAPEX).

OTDR : appareil permettant de localiser une coupure lointaine sur une (des) fibres optiques par réflectométrie (grâce à la mesure précise du délai de trajet aller/retour d'une impulsion, comme un sondeur en mer). à 2000 m, la précision est de quelques mètres.

P2P (FTTH-P2P): Point to Point (point à point), contrairement aux réseaux PON, ici, un abonné = une fibre (voire une paire de fibres, l'histoire d'en avoir une en secours). Inconvénient : beaucoup de filasse, comme avec les paires de cuivre torsadées du téléphone de papy. Autre inconvénient : solution ne favorisant pas la concurrence sur les services. Avantage : l'opérateur de services peut avoir la maîtrise de la qualité jusqu'au chez son client.

PM : Point de Mutualisation : concept introduit par l'ARCEP censé matérialiser l'endroit où plusieurs opérateurs concurrents sur les services auront accès aux fibres d'abonnés, chacun pour soi tout seul. Après d'âpres débats, en ce début 2011, une taille minimale de 1500 abonnés semble se dégager. Notons qu'en milieu rural, où les foyers peuvent se trouver couramment à 10 voire 15 km, le PM le plus naturel est le... NRO lui-même !

PON : voir GPON

PoP : Point of Presence (Point de Présence), nom générique donné au routeur internet (public donc) le plus proche auquel raccorder les routeurs des abonnés fixes.

PPP : Partenariat Public Privé

PTO : Prise Terminale Optique : la prise murale dans lequel vient se connecter le modem optique chez l'usager. Comparable à la prise en " T " inversé pour la téléphonie analogique.

RIP : Réseau d'Initiative Publique : réseau de télécommunication déployé par une collectivité territoriale. Un CG aura tendance à construire un réseau dorsal départemental passant à proximité des villes et éventuellement des villages. Une communauté d'agglo y raccordera son propre RIP d'irrigation de ses rues et routes qu'elle aura déployé sachant que ce réseau ne va pas nécessairement dans tous les foyers, en se contentant de " passer " à plus ou moins grande distance.

RTK : Real Time Kinematic : système de positionnement par GPS différentiel dont les balises au sol sont suffisamment proches pour fournir une précision de l'ordre du décimètre (avec maillage de 10km environ). Voir SIG.

S(H)DSL : pour simplifier disons qu'il s'agit d'un ADSL... symétrique pouvant atteindre 2,3 Mbit/s jusqu'à 5,5 km. En bi-paires (soit quatre fils), le débit atteint 4,5 Mbit/s. En général utilisé pour raccorder des sites d'entreprise ou bien, ailleurs qu'en France, des mini-DSLAM (gros comme un Kg de sucre et étanches IP57) fixés sur poteaux et desservant huit maisons isolées (malheureusement, France-Telecom ne met pas en œuvre cette technologie).

SIG : Système d'Information Géographique : base de données informatique s'appuyant sur des coordonnées géographiques (voir RTK) pour décrire un réseau : bâtiments, coffrets, armoires, chambres, cheminements de câbles, connexions, affectations aux abonnés, coordonnées desdits abonnés, etc.

SIP : Session Initiation Protocol : protocole permettant d'établir des sessions multimédia entre un terminal d'usager et un autre ou avec une machine (fonction juke box, magnétoscope...). La première application qui vient à l'esprit et à ce jour la plus utilisée est la téléphonie. SIP reprend les principes des protocoles HTTP (surf sur le web) et SMTP (messagerie) et s'appuie sur les DNS (Serveur de Nom de Domaine) pour localiser une ressource... par exemple, un correspondant à appeler qui pourra être joint même s'il est en itinérance.

SLA : Service Level Agreement : engagement de qualité de service. Document contractuel du fournisseur vers son client qui décrit les prestations et codifient les mesures de qualité associées à des pénalités s'il ne les tient pas. Cela s'applique également - et surtout ! - entre opérateurs.

SPL : Société Publique Locale : statut juridique de société introduit en mai 2010 permettant à au moins deux acteurs publics, locaux (CG , comcom ou municipalité), d'investir dans un projet. La SPL fonctionne comme une SAS : les personnels sont recrutés sous le droit privé et les contrats souscrits par cette SPL peuvent être de gré à gré, conférant à cette structure une forte souplesse et une grande réactivité.

Splitter : il s'agit d'un prisme optique passif qui divise un pinceau lumineux entrant vers N sorties. La puissance du signal s'en trouve divisée d'autant (par ex : N=2 donne ½ ou 2-¹ dont 10 fois le logarithme décimal donne -3... décibel soit un affaiblissement du signal de 3dB). Le fonctionnement est symétrique ou bidirectionnel : un signal " entrant par la sortie "... va " ressortir par l'entrée " !

THD : Très Haut Débit : notion élastique selon les intervenants. Pour FibTic, le très haut débit garantit 30 Mbit/s minimum pour tous à tout instant de façon à ce que les applications Web 2.0, de plus en plus fortement utilisatrices d'Ajax, soient fluides à l'usage, rendant agréable leur utilisation. Ce débit correspond également à trois canaux simultanés de TV-HD ou un canal de Cinéma 4K (25 Mbit/s) qui commencera à se généraliser à partir de 2012.

URA : Unité de Raccordement d'Abonnés : équipement concentrant et multiplexant sur quelques E1 le trafic échangé avec des téléphones analogiques classiques ; utilisé en milieu résidentiel.

VDSL : ADSL pouvant monter à environ 50 Mbit/s mais seulement sur les 300 m terminaux de la boucle de cuivre d'abonné raccordant un foyer. Le VDSL nécessite d'installer de l'électronique très près desdits foyers... ce qui pose des problèmes de fiabilité (foudre, humidité, cocons d'insectes...) et donc de surcoût de maintenance et d'exploitation. Sans parler qu'il faut bien raccorder en fibre optique cet équipement au réseau dorsal passant... à 8 ou 10 Km de là. Une fausse bonne idée, en quelque sorte (voir NRA-ZO).