Câbles directement enterrés ou en fourreaux ? Si vous écoutez les BTPistes du CAC40, ils vous diront qu'il faut impérativement poser des fourreaux (*) : cela facilite - soi-disant - l'ajout ultérieur de câbles et simplifie les réparations, du moins si les chambres sont séparées d'au plus 1 km. Un réflexe urbain qui... appliqué au monde rural conduit à des prix à la prise FTTH situés entre 2500 et 6000€ !

À l'opposé, si vous écoutez les Nordiques, Telstra en Australie, Prysmian (fibreur international) et même France-Telecom, ils vous diront que la pose en pleine terre sur plusieurs kilomètres est économique et tous comptes faits très fiable.

FibTic abonde dans ce sens, en promouvant la pose directe par des engins agricoles conventionnels. La prévention des coupures intempestives s'appuie alors sur un système d'information géographique (SIG) des tracés de câbles alimenté lors de la pose par un système de positionnement RTK (Real Time Kinematic), GPS différentiel dont la précision est le décimètre.

Quid des extensions ? La pose par des engins agricoles est suffisamment peu coûteuse pour se permettre de poser un nouveau câble à coté du premier.

Quid des réparations ? Prysmian, partenaire de FibTic, a mis au point des « bretelles » de réparation d'une longueur de 10m à épissurer aux deux bouts une fois localisé au réflectomètre (OTDR) l'endroit de la coupure. Notons ici que l'usage du GPON, diminue d'un facteur 30 en moyenne le nombre d'épissures à réaliser sur le terrain, ce qui réduit drastiquement le temps de rétablissement des services.

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(*) La fourniture "sèche" de fourreaux coûte de 3 à 4 €/m soit trois à quatre fois le prix du câble lui-même (0,9 €/m HT le câble diélectrique double armature à 12 fibres G.652D - Prix FibTic).